Fin 2006, je suivais une psychothérapie.
Je trainais comme beaucoup quelques casseroles depuis mon enfance et je n'arrivais pas à les décrocher.
Un jour de novembre, je me suis mis devant mon ordinateur et j'ai commencé à écrire.
11 mois plus tard, le roman était terminé. Il s'appelle :
Le fils déchuPourquoi ce titre ? Ça, mes p'tits pères, faudra le lire pour le savoir, et toc !
De quoi ça parle ?
J'appelle ça un roman ésotérique semi autobiographique.
L'histoire est totalement fantastique, mais dans un environnement qui est mien : Celui du SAMU. L'enfance du héros est ma propre enfance.
Vous dire que l'écriture de ce roman m'a aidé serait approximatif. Ça a transformé ma vie en fait. D'une part en me permettant de verbaliser un tas de choses et d'autre part en me faisant découvrir une occupation qui me fait me sentir vivant : l'écriture.
Tout fier d'avoir pondu un tel truc, je me suis précipité vers les maisons d'édition. Et là, j'ai compris ce que parcours du combattant veut dire. Aucune réponse positive. Un seul éditeur (les éditions Bragelonne) m'a donné une réponse personnalisée. Pour tous les autres : lettre type et basta. J'en venais à me demander si vraiment ils avaient lu au moins une page.
Mais ce cheminement, aussi pénible fut-il, a eu deux conséquences positives
1) Ça m'a donné une petite leçon d'humilité.
2) Ne trouvant pas de débouchés pour mon histoire (que mon entourage trouvait "foooormiiiidaaaable") je me suis lancé à la recherche d'un site qui pourrait me permettre de me confronter à des lecteurs lambdas. Et c'est comme cela que j'ai découvert in libro veritas. Le site de la littérature équitable. Depuis, il ne se passe pas un jour sans que j'aille y faire un tour. Une vraie drogue.
Et puis, j'ai participé à un concours.
La suite au prochain numéro...