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Bienvenue sur Le site de Thierry MULOT

Bienvenue sur le site de Thierry MULOT.

Qui suis-je ? Un écrivaillon.

Que veux-je ? être lu, être lu, être relu.

Ma philosophie : La culture pour tous.

Vous trouverez ici certains de mes écrits déjà mis en ligne sur Atramenta : un site à visiter ABSOLUMENT !

Attention, ce site est totalement non objectif !
Les articles sont de moi, écrits sous mon contrôle et ma totale subjectivité, ce qui n'empêche pas que l'on peut y voir, parfois, une ébauche de raisonnement.

Mais comment ça marche ?
C'est très simple :
A gauche et à droite il y a les articles.
Deux sujets principaux qui me préoccupent : la culture et l'environnement. Et puis d'autres.
En haut à droite : certains de mes écrits
En dessous : le coin du docteur qui vous parle de mon boulot.
Le coin des écrivains, avec les écrits de gens qui ont un talent fou.
Enfin un p'tit coin économie, au fond du couloir à gauche, où je partage mes interrogations sur toutes les vérités que les spécialistes nous balance dans le poste.

Je ne suis pas doué. Si vous avez des suggestions je suis preneur, je ferai le tri.
Un grand merci à Fredleborgne pour son aide.

La dernière nouvelle

 

Le marchand de jouets (2) envoyé par Thierry MULOT le 10/01/2010 @ 10:28
Suite des aventures de l'étrange monsieur Lemasson...



Mallette à la main, elle poussa la porte du petit magasin, coincé entre une pizzeria qui certifiait qu’elle livrait en trente minutes, et un sex-shop dont l’entrée, masquée d’un rideau noir, aspirait brutalement, la nuit, certains hommes seuls qui passaient devant.
La clochette fit un bruit désagréable.
Un vieux monsieur, grisonnant et bien dégarni sur le dessus, lunettes sur le nez, vint aussitôt à sa rencontre, un sourire débonnaire affiché sur son visage. Ses membres étaient courts, bras comme jambes. Ses yeux n’atteignaient pas la poitrine de la jeune femme qui n’était pourtant pas si grande. Elle sentit, malgré elle, un frisson de répulsion la traverser. Il ne sembla pas l’avoir remarqué.
— Bonjour Mademoiselle, je me présente : Monsieur Lemasson, expert en jouets de toutes sortes. Nulle part ailleurs vous ne trouverez d’article d’une telle perfection. En quoi puis-je vous être utile ?
— Agnès Lefranc, contrôleur des impôts.
— Décidément ! dit le vieil homme en élargissant son sourire, ce doit être la semaine qui veut ça ! Voulez-vous me suivre ? J’ai mes commodités à l’étage, nous serons mieux pour parler.
Et sans attendre la réponse, il se faufila entre les étroits rayons vers un petit escalier qui montait en pente raide au fond du magasin. En le suivant, les yeux de la jeune femme se posèrent sur une étagère qui regorgeait de jeux de société. Elle n’en connaissait aucun, et pourtant c’était une spécialiste. Elle les collectionnait depuis son enfance. Elle avait même chez elle des coffrets qu’on ne trouvait plus nulle part, comme « l’Ascot », « Banco sur le pétrole » ou bien encore « Formule un ». Ici, les titres ne lui évoquaient rien de connu : « Apocalypses », « sept jours en enfer », « Total trou noir ». Non, rien de connu.
Au premier étage, ils débouchèrent dans un salon vieillot, dont les meubles semblaient hors d’âge. Le petit homme s’installa aussitôt dans un petit fauteuil qu’on aurait dit construit exprès pour ses dimensions. De la main, il lui désigna un canapé confortable en face, et de taille suffisante pour celle de la jeune femme. Elle s’assit et posa la mallette à côté d’elle en faisant aussitôt claquer les fermoirs pour en sortir un épais dossier qu’elle posa sur ses genoux. Un chat tigré vint se positionner sur ceux du propriétaire des lieux, presque en symétrie.
— Monsieur Lemasson, attaqua-t-elle bille en tête, je suis ici parce que vous n’avez répondu à aucun de nos courriers concernant certaines incohérences de vos déclarations.
— Vous savez mademoiselle, je me déplace très peu et je déteste cet instrument qu’on appelle téléphone. Ceci explique peut-être cela. Mais je suis prêt à vous fournir toutes les explications que vous me demanderez.
Il restait détendu. Depuis trois années qu’elle exerçait ce métier, pas une seule fois, Agnès Lefranc ne s’était présentée sans sentir dans les yeux de l’autre la peur et l’inquiétude. Rien, à ce moment, ne leur semblait pire qu’un contrôle fiscal. Dès l’instant où elle sortait sa carte, elle devenait l’ennemie, la maudite toreador qui allait torturer le taureau avant de l’occire puis lui couper les oreilles et la queue. Dans le regard de Lemasson, elle ne voyait que de la bonne humeur, et curieusement, cela la mis mal à l’aise. Elle poursuivit en essayant de masquer son trouble.
— Premièrement, votre chiffre d’affaires, c’est un véritable problème.
— Et pour quelle raison ?
— Il est ridiculement bas. En clair, vos revenus sont totalement incompatibles avec votre train de vie. Rendez-vous compte, à vous en croire, vous ne gagnez même pas le minimum vieillesse. Comment faites-vous pour tenir un magasin dans ces conditions ?
— Je me contente de peu pour vivre, Mademoiselle. Seuls mes jouets m’intéressent.
— Et bien, parlons-en de vos jouets. Dans votre déclaration ne figure aucun achat, absolument aucun !
— C’est pourtant simple mademoiselle. Je fabrique tout moi-même.
— Comment ça ? Vous voulez dire que tout ce qu’il y a ici, c’est vous qui l’avez construit ? demanda-t-elle totalement interloquée.
— Bien sûr ! Comme je vous l’ai déjà dit, il y a ici des articles qu’on ne trouve nulle part ailleurs.
— Mais, et la matière première, vous la sortez d’où monsieur Lemasson ? s’énerva Agnès. Je ne vois pas non plus de trace d’achat.
— J’utilise des matériaux de récupération. Ils ne me coûtent rien.
Elle commençait à se demander si le nain se foutait d’elle. En fait, il était fort probable qu’il ne tenait aucune comptabilité et que les chiffres fournis étaient totalement inventés.
— Je voudrais voir vos livres de comptes, monsieur.
Un très court instant, il lui sembla que le sourire, dont son interlocuteur ne se départissait pas, avait légèrement changé. Elle eut l’illusion pendant une fraction de seconde qu’une cruauté infinie avait traversé son regard. Mais très vite, elle chassa cette impression.
— Je n’en ai pas, mademoiselle Lefranc. Je n’en ai pas besoin. Tout est ici, dit-il en se tapant lentement la tempe du bout de l’index.
— La tenue d’un livre de comptes est une obligation légale. Je ne vous cache pas que nous sommes très mal partis dans ce dossier. Il va falloir tout reprendre à zéro. Si vous n’avez pas de preuve à nous fournir, je vais devoir procéder à une estimation de votre stock. J’ai l’impression que vous ne prenez pas l’administration au sérieux. C’est pourtant quelque chose de très important. Même votre déclaration de naissance est saugrenue !
— Je ne vois pas en quoi.
— Mais enfin ! explosa-t-elle. Vous vous déclarez né en 1872 monsieur Lemasson. Vous rendez-vous compte un peu des erreurs que tout cela entraine dans la saisie informatique ?
— Me prendriez-vous pour un menteur, mademoiselle Lefranc ?
Le sourire n’avait pas changé d’un iota, et pourtant, Agnès sentie un frisson glacé lui parcourir l’échine.
— Non, non, pas du tout. Ce n’est pas ce que je veux dire. Je veux simplement vous faire remarquer que vous écrivez des incohérences monsieur Lemasson. Alors, quand vous me dites que tous vos comptes sont dans votre tête, permettez-moi d’en douter ! Je sais que vous êtes âgés, dit-elle d’une voix plus douce, mais vous devez comprendre que ce que vous faites est très grave et peut avoir pour vous des conséquences désastreuses.
— Vieux ? Mais vous plaisantez, Mademoiselle ! Chez moi, je suis un petit jeunot, au contraire. C’est d’ailleurs pour ça que je suis ici. Je suis en apprentissage figurez-vous !
Et tout à coup, Agnès comprit.
Il perd la boule, se dit-elle. Alzheimer probablement. Cela ne servait à rien de s’acharner. Tout concordait. Manifestement, le vieil homme n’avait plus sa tête. Elle allait devoir faire un signalement aux services sociaux. Cela lui ferait toujours moins de paperasse qu’un contrôle fiscal complet. Elle ressentit au fond d’elle un certain soulagement. Certes, elle n’arrivait pas à se débarrasser de cette sensation de malaise en sa présence, mais il lui faisait un peu pitié depuis qu’elle avait réalisé qu’il n’était que la victime de l’âge et probablement de la solitude. Elle l’entendit soupirer et vit pour la première fois son visage prendre une expression plus soucieuse.
— Décidément, marmonna-t-il, c’est la semaine qui veut ça.
— Bon, dit la jeune femme en rangeant son dossier avant de se lever. Je crois avoir cerné le problème. Je vais essayer d’arranger cette affaire, monsieur Lemasson.
— Comme vous voudrez mademoiselle. Pour votre gentillesse, je vais vous offrir quelque chose. Rassurez-vous, je ne cherche pas à corrompre le fonctionnaire exemplaire que vous êtes.
Le sourire était réapparu.
— Non, non, se défendit-elle. Ce n’est pas la peine.
— J’insiste dit-il. Je parie que vous adorez les jeux de société.
Elle se figea stupéfaite.
— Ça alors ! Comment avez-vous deviné ?
— J’ai un don pour ces choses là. Attendez-moi ici, j’ai quelque chose que vous n’avez vu nulle part ailleurs.
Il bondit de son fauteuil, une légère étincelle d’excitation dans le regard. Le chat émit un petit miaulement de mécontentement et disparu sous un meuble. En se rasseyant, elle entendit le marchand galoper de ses petites jambes dans les escaliers et revenir aussi vite avec une boite en bois dans ses petites mains. Son sourire était maintenant celui de l’enfant heureux de faire découvrir son jouet à sa meilleure amie.
Il grimpa sur le canapé à côté d’elle et posa la boite entre eux.
— J’ai pensé à vous parce ce que ce jeu s’appelle « le labyrinthe du percepteur ».
Agnès eut un petit rire.
— On peut dire que c’est de circonstance en effet, gloussa-t-elle.
Il ouvrit le coffret sous les yeux émerveillés de la jeune femme devant la beauté de cette pièce de collection. On aurait dit une ville en miniature dont les maisons aux mille couleurs, mais toutes identiques étaient séparées par des rues dont les croisements finissaient effectivement par former un véritable labyrinthe.
— C’est absolument magnifique dit-elle. C’est trop beau, je ne peux pas accepter.
— Il est à vous, je vous le donne. C’est de bon cœur.
En l’écoutant, elle continuait d’examiner le jeu fascinant qu’elle avait sous les yeux. Elle finit par s’apercevoir qu’il manquait quelque chose.
— Je ne vois pas les pions. Ont-ils été perdus ?
— Je les fabrique au fur et à mesure. Je m’apprête justement à terminer le tout dernier.
— Pourrais-je le voir ?
— Mais pas de problème mademoiselle, il est devant moi.
— Je ne comprends pas.
— Le pion c’est vous !
Et tout à coup, le sourire du vieil homme changea. Une fureur indicible irradiait de son regard, et sa bouche se déforma monstrueusement dans un rictus de haine absolue, insupportable. Elle ferma les yeux pour échapper à ce cauchemar.
Quand elle les ouvrit à nouveau, elle était dans une ruelle, au milieu de maisons aux mille couleurs. Elle leva instinctivement la tête. Un œil immense la regardait.
Puis le ciel s’obscurcit, et la nuit tomba sur elle en même temps qu’un gigantesque claquement sec qui lui déchira les tympans.
Elle hurla.

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